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'' LE DICO DES RUES OÉSIENNES ''.
Rédaction :
Jean-Luc GALLIOT & Gérard GASNIER  Édition : Mai 2005
Les recherches toponymiques ont été effectuées par Gérard GASNIER,Conseiller municipal et historien.

LES LIEUX-DITS OÉSIENS :

Les Aubuis ou Aubue : Aubeu selon les régions, sont des terres argilo-calcaires, compactes et fertiles. Le mot provient du gaulois albuca ou du latin alba : blanc donc composé de craie. On notera qu’en toponymie, il est très souvent déformé par étymologie populaire : “Les Eaux bues”, “Les Hauts Boeufs”, “Les Obus”, “Les Auboeufs” ou l’Aubus.

L'Aloyau : 3 possibilités. Le mot peut provenir de l'ancien français " aloue ", " aloé " en latin ou " alauda " d'origine gauloise auquel cas il fait référence à la présence d'alouettes, petits passereaux des champs. Ou bien encore " allouyaux ", probablement du radical alouette parce qu'en ce lieu on aurait rôti des morceaux de viande à la broche comme des alouettes. Enfin, une étendue de terre appartenant " à Loyau " c'est-à-dire à une personne loyale, honnête, fidèle.

La Baraudière : Ce toponyme date de la seconde période du Moyen-Age. A cette époque, beaucoup de petites localités et de domaines ruraux se virent attribuer comme nom de baptême celui de leur fondateur ou de leur premier propriétaire comme à l’époque gallo-romaine. La Baraudière aurait donc été fondée par le sieur Braud, Béraud ou Baraud, nom d’origine germanique. Une autre théorie veut que le nom du lieu soit formé sur la racine gauloise braco ou bracu (marais) qui donne “bray”. Les premiers habitants du site auraient alors bâti leurs maisons sur des terrains marécageux.

Les Beauces, la Pièce des Beauces : A la fin du Vème siècle, Virgile le Grammairien cite le terme gaulois " belsa " comme un synonyme de " campus ", c'est-à-dire une " terre déboisée pour servir à l'agriculture ". Le mot se rattache à la racine " bel " (" clair ").
Beauces n'a rien à voir ici avec la plaine fertile du Bassin Parisien. Le nom provient du latin “bosciacum” ; de “boscus” (bois, forêt) + suffixe iacum (étendue, espace).
La pièce des Beauces : ce toponyme désigne une surface de terre cultivable, un champ souvent de taille réduite (correspondant à une coupe récente d'un endroit boisé, effectuée à une période de défrichements intensifs, probablement vers les XII-XIIIe siècles. " Pièce " est formé sur le bas-latin " petia " (morceau de terre) issu du gaulois " pettia " (même sens).

Les Besnardières ou Bernardières : Domaine rural fondé par le sieur Besnard, faut-il mettre ce nom en relation  avec une bénarde ou serrure bernarde (Xvème siècle) de Bernard : “pauvre sire”. Serrure dont la clef n’est pas forée et qui s’ouvre aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.

La Borde : La Borde constituait en ancien français l'équivalent de notre borderie ou métairie (un domaine agricole exploité par un métayer, qui verse une partie des récoltes au propriétaire). Le hameau de la Borde et la Petite Borde auraient donc été au Moyen- Age essentiellement constitués de terres données en métairies. Le bordage se distinguait de la métairie par sa taille moins de 10 hectares avec des parcelles dispersées contre un immense domaine aux parcelles groupées. Borde du francique borde (cabane). En ancien français existait aussi le mot borde qui désignait une petite construction en planches.

La Bourlerie : Orthographiée Bourellerie (en 1704 dans le registre paroissial ainsi que dans le “Carré de Busserolle”), ancien fief relevant de la Chaise. On peut trouver comme toponymes proches burrelerie ou borrellerie. La Bourellerie aurait donc été fondée par le sieur Bourel ou Boureau, ce patronyme pourrait dériver du mot latin “burdus” (mulet). La nature du terrain humide (petites inondations fréquentes au printemps et le fait qu’il y avait deux petites fermes au départ : témoignages des propriétaires actuels) aurait influencé le nom de ce lieu-dit :”borva” en celte : boue ou vieux français “bourbe”. La Bourlerie comme la Bourde aurait donc été un lieu où l’on peinait à se mouvoir car on s’y enlisait à cause de la boue. En réalité Bourde comme Bourdel ou Bourdigal représente simplement une déformation de borde “petite ferme”.

Bourneure : On peut rapprocher ce nom du terme régional “bournais” ou “bornais” qui désigne des terres très grasses de couleur jaunâtre, lourdes et difficiles à cultiver quand elles sont humides. Il semble plus raisonnable de voir dans Bourneure une racine pré-celtique “born/borna” : source. On sait quelle importance pouvait revêtir autrefois la présence d’une source d’eau potable dans le choix du site d’implantation d’un hameau.

La  Bretonnière : Même origine que Bretaigne et Breteigne le nom du lieu rappelle qu'il fut jadis occupé par des Bretons. Le fait n'a pas de quoi surprendre car les Bretons (c'est à dire les Britanniques actuels) s'installèrent en divers endroits de l'Empire Romain lorsqu'ils se trouvèrent chassés de leurs terres par les Angles et les Saxons aux Vème et Vième siècle (Brétigny - Essonne - Bretenoux (Lot) - Bretagnolles (Eure). Ancienne propriété de l’Hôtel Dieu de Tours.

Le Buisson : En ancien français, ce nom désignait un petit bois. L'influence du nom commun buis explique la forme buisson.

La Bure : On rattache généralement le mot bure au latin burrus (roux brun foncé, sombre) un lieu situé près de petites mines, centres d’extraction ou petites industries métallurgiques. Ce mot peut aussi provenir du gaulois “buria” : cabane en pierre.

Le Caroy au chat : La première partie du toponyme vient du latin “quadrivium” (quatre voies, carrefour). De “quater” (quatre) + “viae” (voies). Le terme s’employait autrefois pour désigner un carrefour où se croisaient 2 axes importants. Le chiffre 4 renvoie aux quatre directions que l'on pouvait prendre à partir du croisement.

La Chaise(ou les Sevennières au XVIème siècle) : Orthographiée la Chese et la Cheze dans les registres paroissiaux de 1705 et 1710 ou la Chaise d’Oé au XVIIIème siècle, la Chaise constitue une francisation maladroite du mot latin "casa" qui désignait une maison, une petite ferme. Le terme a d'ailleurs gardé le sens de maison en espagnol et en italien moderne (La Chaise - Dieu en Haute-Loire). Sous l'empire romain, la casa était plus précisément la maison où résidait le tenancier qui exploitait tout ou une partie du territoire d'une villa gallo-romaine pour le compte du propriétaire. Le mot a survécu en toponymie, surtout sous la forme Chaise et la Chaise-Dieu et dans les lieux-dits dont le nom commence par chez déformation de casa.

Champeigné : Le village doit son nom à la topographie des lieux. Il est situé au milieu de ce que les latins nommaient "campania" c'est à dire un espace dégagé, non planté d'arbres. Le mot passa en ancien français sous la forme "champaigné", terme qui signifiait au Moyen-Age "ensemble des terres cultivées". La champagne désigne une plaine calcaire fertile (campus : champ, plaine). Champeigné étant la variante  avec la "nasale tourangelle" du mot champagne.

Le champ Poisson :  Champ appartenant au sieur Poisson (à moins que ce ne soit le sieur Posson car il n'y avait pas de fixité orthographique on s'en rend bien compte dans les registres paroissiaux).

La Chassetière : Ancief fief relevant du château de Tours, des Grandes Brosses du fief de Mettray, de la Roche Bourdeil, de la prévôté d’Oé, de Chanceaux, de l’Auberdière et de la Gatinière.
Trois possibilités pour expliquer ce lieu-dit :
- La Chastière, orthographiée ainsi dans les registres paroissiaux provient ( c’est l’hypothèse la plus vraisemblable) du latin classique “castellum” (château) ou “castel” en ancien français ou encore du mot “castrum” qui signifiait à l’origine “camp fortifié”. Le terme a pris ensuite le sens de “château” ou “forteresse”.
- La Chassetière, orthographiée ainsi se rapproche de la Chasseigne, Chassenay,  Chassenolles. Le toponyme dérive alors du mot gaulois “cassanos” via le latin “cassanus” (chêne). Il évoque donc une ancienne chênaie défrichée ou une belle chênaie actuelle.
 - Ce mot peut aussi venir de “châsse” (d’origine latine capsa : boîte, coffre) coffret en pierre, bois ou métal où l’on garde les reliques d’un saint. Il y avait une chapelle dans ce château (mentionnée dans le registre paroissial de 1676) mais elle existait encore en 1787 (registre de visite des chapelles du diocèse de Tours).
- La Chassetière fut édifiée au début du XVIIème par Victor Brodeau descendant de Jean Brodeau marchand pelletier à Tours qui possédait déjà le domaine en 1521. Les Brodeau vendirent le domaine en 1656 à François Besnard, bourgeois à Tours. Au début du XVIIème, une partie du fief appartenait à Joseph Aubry et une autre à le Gras, inspecteur de Fermes Générales dont les descendants furent seigneurs de la Chassetière jusqu’en 1782. Ce fut, peut-être ce René le Gras qui construisit le château actuel.

Le Clos Moreau : Du latin médiéval " clausum "(espace clos vraisemblablement de vignes) appartenant au sieur Moreau.

La Coquinière : Même origine que le Coq, la Coquerie ou le Coquiau. C'est un toponyme de formation médiévale. Les Coquin ou Truant comme les Ribault ou Ribaud désignent des vagabonds ou Moyen Age. Le lieu dit est par conséquent, à traduire par"lieu mal famé, peu fréquentable' En réalité, l'origine du mot est à rechercher dans la racine pré latine "kuk" (ou "kok"), en vieux français le mot "coc" (ou ses variantes croc, cuc) désignait un sommet, un mamelon ou une petite colline généralement de forme arrondie.

Le Coteau : " Costel " ou " Cousteau ", de côte, versant, pente d'une colline jadis plantée de vignes (témoignages). Il y avait des constructions à cet endroit (carte de Cassini XVIIIème siècle) qui ont disparu.

Le Couleuvrou : On pense de suite à la couleuvre (origine latine "colubra") du "rou" (c'est à dire de la rouère qui désigne un petit ravin ou un fossé vers lequel s'écoulent les eaux de pluie) mais ce mot provient peut être de couleuvreau (le petit de la couleuvre) et d'après les témoignages des anciens de la commune, ce serpent non venimeux pullulait en ce lieu. L'orthographe ancienne "coulevrou" peut faire penser à une coulée de rouère mais aussi à une coulée de rouvres (c'est à dire de chênes plus petits que le chêne commun). Pourtant les spécialistes sont formels "coulevrou" du latin "colombarium" "nécropole à incinération" indique l'existence d'un site gallo romain. Les colombes, en latin "columba" (pigeon) soulèvent un problème délicat, car on peut hésiter avec "columna" "borne routière" (qui se disait colombe en ancien français d'où colombage) surtout lorsque les villages sont établis sur le passage d'une voie antique. On peut pencher pour cette seconde solution mais il faut être prudent, une voie romaine (venant vraisemblablement de Tours passerait par le "Carroy du Chat, Couleuvrou et se dirigerait vers la Chaise).

Cussé : Même origine que Cussay mais la terminaison est similaire à celle du Poitou et de la Saintonge Ex Andillé, Ugugé. Cussé constitue l'héritière de l'ancienne "Curciacum" ou villa "Curcü' Le hameau s'est donc développé à partir du domaine de Curcius (ou peut être Curtius), un riche propriétaire terrien de l'époque gallo romaine.

La Fosse à la Boîte, la Fosse Ronde et la Fosse Pellemoine : Le terme de "fosse" est assez courant en toponymie. Il désigne selon les cas, un fossé, un canal ou un vallon creux. D'après des témoignages précis, ces fosses peuvent correspondre à d'anciennes marnières mais encore bien plus à des carrières d'où l'on extrayait de la pierre pour les besoins de la construction : maisons, empierrage de chemins, routes mais aussi loges des vignes (qui toutes les deux ont disparu du paysage oésien).
La Fosse à la Boîte : "boëte", "bette, "boitte' bouette" du breton "boued": nourriture. En pêche, appât pour attirer le poisson. La Fosse Ronde: tout simplement à cause de sa forme.
La Fosse Pellemoine : Soit le nom du propriétaire, soit une sorte de pelle qu'utilisaient les moines ou qu'ils faisaient utiliser afin d'assécher des zones humides.

Garreau : Même racine que garrigue (vient du radical pré latin "carra") terrain aride à sous sol calcaire.

La Gasnoire : Même origine que la gagneraie, gagnerie, ganeraie, ganerie. Vient de "gaaigner" (en ancien français) c'est à dire cultiver, labourer, les termes sont issus du francique "waidanjan" (chercher de la nourriture puis par extension faire du butin). Il n'est pas déraisonnable d'y voir une racine gauloise "gwain" qui a donné en ancien français "ganne": mare d'eau boueuse, n'oublions pas que c'était une zone de tourbière à l'état naturel (témoignage précis). En langue d'o1, la gagnerie est une pâture ou une exploitation agricole gagnée en général sur la forêt. Les endroits portant de tels noms datent de l'époque des grands défrichements médiévaux.

Gâtine : Même origine que "gâtinais, le gast ou les gâts" Le toponyme est courant en France et désigne une terre inexploitable, une terre gâtée. Il dérive du terme d'ancien français gast (inculte) lui même issu du latin "vastum" (terrain stérile, désert ou dévasté, de "vastus' Le mot est apparenté au mot patois "gâts" (marais, terre stérile).

Le Grand Clos : Le terme de clos est relativement peu employé aujourd'hui mais, apparu dans notre langue à la fin du XIIème siècle, il était dun usage courant à la fin du Moyen Age. Le clos, était une petite parcelle de terre entourée de haies ou de clôtures (murs), située non loin de la maison. Dans les clos, on faisait pousser des plantes aromatiques comme l'ail ou la sauge, qui servaient à masquer le goût des viandes trop faisandées, le clos servait aussi l'hiver, à entasser le bois de chauffage et à parquer les animaux. Le mot vient du latin "clausum" (enclos). Le mot a subsisté dans les régions de vignobles. En Touraine, on rencontre aussi le synonyme "closerie'’.

La Grenouillère : Lieu où coassent les grenouilles. Le fait qu'on ait baptisé l'endroit ainsi montre qu'il s'agissait autrefois d'une zone humide, voire marécageuse. Le mot grenouille n'apparaît dans la langue française qu'au XIIIème siècle ce qui permet de dater la fondation d'un village ou la dénomination d'un lieu dit avec une certaine précision.

L'Hôpitau : A l'époque médiévale, la signification était différente. L'Hôpital était la maison où l'on hébergeait les hôtes. Du latin "hospitalis domus". L'Hôpital recevait au Moyen Age voyageurs et pèlerins généralement en route vers Saint Jacques de Compostelle ou le Mont Saint Michel. Le mot hôpital prit vers le XIIIème siècle le sens d'établissement charitable puis, par glissement, celui de maison où l'on reçoit les malades. Une maladrerie médiévale y existait encore en 1698 et une chapelle, interdite jusqu'à nouvel ordre en 1787, était établie en ce lieu. La construction actuelle date du XVIIIème siècle.

Lavoir : Bassin aménagé où l'on lavait le linge autrefois. Sources.

Les Longues Raies : Les étymologistes ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur l'origine du nom. Pour les uns, il s'agirait du mot gaulois "rica" (sillon), on aurait alors affaire à un champ où apparaissaient ici en l'occurrence de longues traces de charrues. Pour d'autres, la Raie serait la villa ou domaine du gaulois Ritus.

La Martinière (ou la Chatrie au XVIIème siècle) : Comme d'autres villages tourangeaux, ce lieu¬dit fait probablement référence au domaine de "Martinius" autrement dit... Saint Martin. Ancien fief: Le toponyme peut dater de la seconde période du Moyen Age. A cette époque, beaucoup de petites localités et de domaines ruraux se voient attribuer comme nom de baptême celui de leur fondateur ou de leur premier propriétaire, comme à l'époque romaine. La Martinière aurait donc été fondée par un sieur Martin ou bien à partir du domaine de Martinius, autrement dit Saint Martin.

Les Masniers ---> Deux possibilités : Ce mot (comme le May, le Mai, le Mé, les Mées, le Mesnil ou le Mas) très répandu dans la France rurale du Moyen Age désignait une maison de paysans avec un petit lopin de terre, une petite tenure de cultivateurs (partie du fief non exploitée directement par le seigneur mais concédée à des vilains, paysans libres). Le mot dérive du latin "mansus" (petite habitation, ferme avec petit terrain, mot lui même issu du verbe "manere" (rester).
Ce mot peut aussi être une déformation de "marniers" c'est à dire une carrière de marne ou faire allusion à ceux qui en faisaient l'extraction. Cette roche tendre, à base d'argile et de calcaire, était utilisée au Moyen Age comme engrais pour les terres pauvres ou pour amender les sols acides. Les marnières se trouvaient ainsi en pleine activité et il y en avait beaucoup dans la région. Le terme vient du gaulois "margila'’.

Le Marais : "maresc", "mareis" en vieux français, mot d'origine germanique "mari" "mer" ou encore du latin "mares' zone humide "mouilleuse" parfois inondée. C'était un ancien fief dépendant de la Prévôté d'Oé.

Mazières : Ce nom est issu du mot latin "maceriae" (ruines). En patois local le mot "mazières" désignait un mur de pierres sèches. Même origine que les Mazeraies, la Mazère, Mazère, Mazerolles, le Mazery, Mazeure. Le toponyme est issu du mot latin "maceriae" (ruines, vestiges). L'appellation de maceriae fait référence à un village gaulois ou gallo romain dévasté dans lequel la population vint se réinstaller après les invasions barbares et normandes. Les nouveaux arrivants se servirent des anciens matériaux pour construire leurs habitations. Le mur d'enceinte et la tourelle datent du XVlème siècle. Mazières est un ancien fief désigné avant le XVIème siècle comme les Oullemeaux puis les Ormeaux, et dépendant de la prévôté d'Oé qui relevait à son tour de l'abbaye tourangelle de Saint Martin. René Fame, humaniste tourangeau, traducteur notamment d'Erasne, est le premier propriétaire connu. Le château a conservé ce mur d'enceinte et deux tourelles, disposées en encorbellement. En 1802, le domaine de Mazières est acquis par Charles de Beaumont, qui se marie en secondes noces avec Adèle Joséphine d'Estiennot de Vassy. Le fronton triangulaire de la façade du corps de logis, édifié au XVIIIème siècle, porte les armes de ces deux familles. Deux ailes sont ensuite ajoutées de part et d'autre du bâtiment central. N'oublions pas la grange (XIIIème siècle) connue sous le nom de ferme de Mazières laquelle appartenait à la métairie de la cour du château du même nom.

Meslay ou Meslaie, la Meslaye : Le mot dérive du latin "mespilarium" (néflier) via l'ancien français "meslier". Meslay serait donc un petit bois de néfliers (le mêlier étant le nom du néflier dans les parlers du Centre). Celui ci fut ensuite défriché pour laisser la place à des champs.

La Noue : C'est la nature du sol qui a déterminé ce nom dans la France rurale d'autrefois, le mot "noue" désignait une terre plutôt grasse et humide généralement exploitée en pâturages ou en prairies mais qui se trouvait régulièrement inondée. Vient du gaulois "nauda" (terre humide, boue, prairie marécageuse voire petit étang).

Le Noyer Prateau : Vient du latin "pratum" qui signifie prairlvoire pacage (endroit humide).

La Perrée : Le toponyme indique qu'autrefois courait ici une perrée c'est  à  dire une chaussée, un chemin pavé de pierres. Le mot vient du bas latin "perreia", déformation de "petiatum" (gué empierré) lui même issu de "petra" (pierre). En toponymie, "petratum" a donné perré dans les pays de langue d'oil et peyré ou pierat dans les pays de langue d'oc. Ces termes correspondent souvent à une ancienne route gauloise ou à une voie romaine.

Les Perrets : C'est la nature du sol qui a donné ce nom. Perruche(ou perroi en ancien français) désignait en effet une terre pierreuse caillouteuse. Le terme vient du latin petra (pierre). Il faut voir en perrets comme en perrière un synonyme de carrières d'exploitation de pierres.

Les Perruches : C'est la nature du sol qui a donné son nom au village ou lieu dit. "Perruche ou "Perrusse" (ou perroi en ancien français) désignait en effet une terre pierreuse, caillouteuse. Le terme vient du latin "petra" (Pierre).

La Poivrie : Poivrier plante grimpante de plus de 600 espèces. Est ce un endroit où poussait le faux poivrier, arbre méditerranéen à port très étalé et rameau souple ou bien un lieu où avait été édifiée une guérite de maçonnerie à toit conique placée en encorbellement à l'angle d'un bastion, "en poivrière" ? Toujours est il qu'en 1722 (registre paroissial) y habitait le "sieur Pierre Loré" (patronyme très ancien de la commune) le lieudit étant orthographié "La Poivrerie" et sachant que c'était une famille de marchands, on peut penser qu'elle vendait des épices notamment du poivre.

Les Près de la Muletière : Même origine que la Milleterie ou la Milletrie. Le toponyme date de la seconde période du Moyen Age. A cette époque, beaucoup de petites localités et de domaines ruraux se voient attribuer comme nom de baptême celui de leur fondateur ou de leur premier propriétaire comme à l'époque gallo romaine. Cependant au lieu de se terminer en acum qui donnera ac, e, y ou ay suivant les régions, le nom se voit rajouter le suffixe ière ou erie. Celui ci est hérité du suffixe latin aria qui signifiait à peu près "propriété de". La Muletière aurait donc été fondée par le sieur Millet. Cette étymologie ne peut cependant être tenue pour certaine, lise pourrait en effet que la Muletière soit en réalité une terre ou pousse le millet.

La Prévauderie : Est ce un lieu dit à mettre en relation avec l'existence jadis de la prévôté d'Oé. Cette prévôté créée en 1119 constituait une dignité et un bénéfice dépendant de la collégiale de Saint Martin de Tours. Elle s'étendait dans les paroisses d'Oé, de Saint Paterne Racan, Sonzay, Neuillé Pon  Pierre, Bueil, Chemillé / Dême et Neuvy le Roi. Plus tard, suite à un accord, ce prévôt reçoit l'exercice des droits de viguerie et de haute justice sur le territoire de Vouvray. Ce "prévoIt" ou "prévost" était sans conteste le seigneur le plus puissant (et sans doute le plus riche) de la paroisse, faut il rappeler que les anciens fiefs de la Chaise, la Chassetière et Mazières relevaient de cette prévôté ainsi que ceux du Plessis et de la Gaudrelle (à Vouvray). Il percevait également des revenus du jardin des Prébendes d'Oé. Le quartier des Prébendes (à Tours) était à l'origine couvert de marais. C'était au Moyen Age le quartier des maraîchers. Ces derniers devaient s'acquitter des prébendes (revenus fixes accordés à un écclésiastique) pour pouvoir exploiter les terres du prévôt d'Oé, par ailleurs chanoine de Saint Martin.

La Raudière : Provient peut être du germanique "raus"et indique un lieu où poussent les roseaux ce qui confirme l'ancien français "rai", de "raier", jaillir, ruisseler qui désigne un endroit où coule un ruisseau.

Le Ruau ou rueau : Dérive du latin "rivulus" (ru, ruisseau). Il s'écoule de façon intermittente à la Galardrie et se jette dans la Perrée.

La Riberdrie : Provient sans doute de l'ancien français "riber' "folâtrer' Un lieu fréquenté au Moyen Age par des vagabonds: Ribault ou Ribaud au même tire que Coquin ou Truant.

La Saintrie : La "Cinterie"ainsi orthographiée en 1707 (registre paroissial) ou la Ceintrie (1772) était une métairie. Littéralement le pays du Saint mais lequel? Un ermite, un saint homme qui aurait vécu dans une cabane de pierres comme à la Bure proché de la rue du même nom (à signaler que par un acte du 25 mai 1698, Charles Thomas "Lesné ", bourgeois de Tours, sieur de l'Hôpiteau donna la maison de la Bure située dans le bourg à la Cure et que plus tard y vécurent des religieuses (lors du décès d'un " méteier à la Ci nterie " en 1707, était présente lors de la messe de sépulture:" la Sour Marie de la Visitation ". Ou bien est ce le lieu où serait passé Saint Martin, évêque de Tours en 373 et évangélisateur de la Gaule (à mettre en relation avec la Prairie Saint Martin située entre la Thomassière et la Soudelle, la Martinière mais encore bien plus avec les écuries de Saint Martin dans ou à proximité de cette ancienne métairie: témoignage précis).

Les Saugueuses et les Bas Saugueuses : Ce mot provient sans doute de l'ancien français "sauz" "sauce" ou "sausse" autrement dit le saule, arbre par excellence des lieux humides mais ici "sauz" avec le sens d'osier et de "guige" en ancien français: lien d'osier.

La Soudelle : Château de La Soudelle XIXème siècle. Le toponyme renvoie vraisemblablement au mot d'ancien français "sours" (du genre masculin à l'époque), apparenté au verbe sourdre (jaillir). Ici le terme s'applique à un ruisseau, une source qui jaillit des terres. Le terme vient du latin "sorgire" (jaillir, surgir). N'oublions pas les alentours" mouilleux" de ce lieudit: la Ganoire ainsi que le Mortier et le Petit Bray à Chançeaux sur Choisille.

Tardine : Lieu dit bien exposé au soleil couchant fait sans doute référence qu'en été, à la belle saison, les paysans travaillaient très tard le soir et ainsi dînaient tardivement.

Le Tertreau ou le Tartereau : Le français "tertre" désigne une petite éminence isolée, parfois une simple "butte" de terre. Il s'est prononcé "tarte" ou "tartre" dans le Centre. Le Tertreau était une métairie (d'après les registres paroissiaux de 1691) qui relevait de l'hôpital Saint Gatien de Tours.

La Thomassière : Domaine rural fondé par le sieur Thomas. C'est une ancienne propriété de la collégiale de Saint Martin de Tours.


Dernière mise à jour : ( 14-12-2009 )